Les atteintes traumatiques sont des lésions des os (fractures), des articulations (entorses ou luxations), des organes ou de la peau. Pour une meilleure compréhension, ce dernier type d’atteinte fait l’objet d’un traitement spécifique (Cf. Brûlures et plaies).
Elles peuvent provoquer immédiatement une douleur vive, une difficulté ou une impossibilité de bouger, éventuellement accompagnées d’un gonflement ou d’une déformation de la zone atteinte.
Lorsque le choc se situe au niveau de la tête, du thorax ou de l’abdomen, une atteinte des organes sous-jacents est toujours possible et peut se révéler secondairement par d’autres signes (perte de connaissance, maux de tête persistants, vomissements, agitation, somnolence, douleur abdominale…). Lorsque le traumatisme se situe au niveau de la colonne vertébrale (douleur du dos ou de la nuque), une atteinte de la moelle épinière est possible.
L'OMS définit le traumatisme comme un « dommage physique subi par un corps humain lorsqu'il est brutalement soumis à des quantités d'énergie (mécanique, thermique, chimique, rayonnée) qui dépassent le seuil de tolérance physiologique ou privé d'un ou plusieurs éléments vitaux (oxygène, chaleur)».
Les traumatismes peuvent être le résultat d’un choc, d’un coup, d’une chute ou d’un faux mouvement et peuvent atteindre toutes les parties du corps.
Les risques, lors d’une atteinte traumatique, sont d’entrainer des complications neurologiques (paralysie, trouble de la conscience ou perte de connaissance), respiratoires (gêne ou détresse) ou circulatoires (détresse).
Le sauveteur ne doit pas mobiliser la victime.
Si la victime a perdu connaissance
Adopter la conduite à tenir face à une perte de connaissance.
Si la victime est consciente et présente immédiatement des signes
1. Conseiller fermement de ne pas mobiliser la partie atteinte ;
2. Faire alerter ou alerter les secours et appliquer leurs consignes ;
3. Protéger de la chaleur, du froid ou des intempéries ;
4. Surveiller la victime et lui parler régulièrement.
Si la victime présente une douleur du cou à la suite d'un traumatisme (suspicion de traumatisme du rachis cervical) :
1. Demander à la victime de ne pas bouger la tête ;
2. Faire alerter ou alerter les secours et appliquer leurs consignes ;
3. Si possible stabiliser le rachis cervical dans la position où il se trouve en maintenant sa tête à deux mains ;
4. Surveiller la victime et lui parler régulièrement.
Se placer en position stable à genou ou en trépied dans l'axe de la victime, au niveau de sa tête ;
Placer les deux mains de chaque côté de sa tête pour la maintenir dans la position où elle se trouve.
Pour diminuer la fatigue, il est possible de prendre appui avec les coudes sur le sol ou sur les genoux.
Que faire face à un traumatisme et une chute ?
Minute Santé